Écrit par Méliane St-Amand le 7 Avril 2026
Depuis que je suis petite, je me sens tiraillée entre deux besoins : celui de bricoler, fabriquer, jouer, créer et de voir tout d’un coup d’œil, mais aussi celui de me reposer dans un espace calme et bien rangé.
Vous voyez bien le problème que ça cause : comment passer de tout à vue à rien à vue en quelques minutes ? Je n’ai pas la réponse à tout, mais j’ai quand même quelques pistes de solutions.
Ceux qui diront : « Bah, c’est simple, sors tout et, une fois terminé, range tout », eh bien, j’imagine que vous n’avez pas de TDAH. Je suis bien emballée à l’idée de tout sortir, mais rendue au rangement, c’est de la pure torture. J’aimerais mieux manger un bol d’asticots vivants.
Et c’était déjà la même chose quand j’étais enfant. Je vous invite donc à avoir un peu de compassion pour vos enfants qui ont de la difficulté à suivre les consignes de rangement, même si vous répétez sans cesse.
Si c’est possible dans votre demeure, l’idéal est d’avoir une pièce dédiée aux jeux, au bricolage, etc. De cette manière, le bordel reste confiné à une seule pièce et devient camouflé dès que l’on ferme la porte. Je suis consciente que, dans bien des cas, ce n’est pas possible et qu’il faut donc être plus ingénieux et trouver des manières de créer cet effet dans certaines sections d’une pièce à l’aide de différents stratagèmes.
Peu importe l’âge de vos enfants, ce qui est le plus difficile à ranger, ce sont probablement les jouets de taille XL, comme les trains, les maisons de poupées, les cuisinette ou autres. Avec ces jouets, on ne peut pas faire de miracles : soit vous avez un garde‑robe ou un coin pour les cacher, soit vous devez vivre avec le fait qu’ils soient à vue.
Utiliser des rangements qui mettent en valeur les jouets ou les bricolages peut aider l’enfant à vouloir ranger, puisqu’ils ne sont pas cachés. Ils restent visibles, mais de manière ordonnée, comme dans le cas des petites voitures, par exemple.
Utiliser des rangements fermés est aussi logique : plusieurs petits bacs, plutôt qu’un seul grand, peuvent aider à catégoriser et faciliter le rangement. Avoir des rangements qui sont modulaires ou faciles à déplacer permettent aussi de facilement reconfigurer la pièce pour adapter à différents jeux/activités
Autant enfant qu’adulte aujourd’hui, j’ai besoin que tout ce que je cherche à utiliser soit visible en une fraction de seconde. Commencer à fouiller dans un bac ou un rangement où tout est entassé, comme dans un coffre à outils, ça ne me rend tout simplement frustrée. Bien souvent, je ne remettrai même jamais l’objet à sa place, parce qu’inconsciemment, je n’ai pas envie de revivre ce moment‑là : chercher, fouiller, perdre du temps.
J’ai donc besoin de pouvoir tout voir d’un seul coup d’œil, mais aussi de pouvoir tout ranger rapidement, idéalement sans tout crisser dans un bac. Si ça prend plus qu’une seconde à ranger, je me connais, je ne le ferai pas — et ensuite, je vais me retrouver sur-stimulée par tout ce fouillis visuel. C’est là que les rangements muraux deviennent mes meilleurs alliés. Bémol; pour bénéficier d’un rangement à la fois rapide à voir et faire disparaitre, il faut user de créativité : armoires, panneaux coulissants, rangements dissimulés… Même dans les cuisines, il existe des doubles fonds de backsplash, et honnêtement, ça me rejoint énormément. On peut donc passer de prête à l'action à repos en une seconde.
Afin de vous aider à débuter votre réflexion, voici quelques items particulièrement pratiques pour créer ce type d’espace.
L'armoire PAX est Idéale pour ranger et dissimuler le ''bordel'', jumeler avec des panneaux perforés; le tout dissimuler en un claquement de porte.
D'autre meubles qui sont populaires sont les unités de rangement ALEX, les étagères KALAX et la table à battant NORDEN
Des accessoires mural tel que les pegboards, soit des panneaux perforés modulables, sont super pratiques puisqu'ils offrent une infinité de combinaisons et d'accessoires parfaits pour toutes sortes de bricolages ou activités.
Souvent, la solution n’est pas de demander aux gens de s’adapter à un espace qui ne leur convient pas, mais plutôt d’adapter l’espace aux gens qui l’occupent. Forcer quelqu’un à fonctionner dans un environnement qui n’est pas logique pour lui crée souvent de la résistance inutile, de la frustration et un sentiment d’échec. En repensant l’aménagement de façon plus intuitive et respectueuse des besoins réels, tout devient plus simple. L’espace s'adapte à la personne au lieu de la mettre dans un situation confrontante qui demande de l'énergie et de l'adaptation. Résultat : tout le monde se sent mieux, plus apaisé et plus épanoui chez soi.